AD416: En Côte d’Ivoire, la fourniture des services d’eau et d’assainissement demeure insuffisante

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Dispatches
2020
416
Joseph Koné et Kaphalo Ségorbah Silwé

Le premier semestre 2018 en Côte d’Ivoire avait enregistré des cas de pénurie d’eau potable dans plusieurs localités dont Bouaké, Niakaramandougou, Ferkessédougou, Doropo, Odienné, et Tiéningboué (Konan, 2018). Pour endiguer ce problème, la Banque Mondiale avait apporté 5 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire afin de mener des actions d’urgence telles que les forages de puits (Tiémoko, 2018).

A Bouaké, la deuxième ville du pays, la cause de cette pénurie serait que le lac de barrage qui fournit 70% de l'eau de la ville est vide. La faute à la sécheresse inédite que traverse cette région, mais aussi aux carrières de sable, exploitées de manière anarchique, qui ont détourné une partie des eaux irriguant le barrage de la Loka, situé à 20 kilomètres de la ville (France 24, 2018). Une étude menée à Bouaké d’octobre 2018 à avril 2019 sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement indique que seuls les quartiers lotis sont desservis par le réseau de distribution géré par la SODECI (Société de Distribution de l’Eau de Côte d’Ivoire); en conséquence, la population a quotidiennement recours à des sources alternatives: puits ou forages (Maillard, Brou, Soro, & N’Guessan, 2019).

Le manque d'accès à un approvisionnement adéquat en eau potable est un obstacle aux bonnes pratiques d'hygiène et un facteur de risque de maladies infectieuses, y compris la COVID-19. De plus, selon l’Objectif de Développement Durable (ODD) 6, qui consiste à faire en sorte d’assurer d’ici 2030 « l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau », il est plus qu’important d’assurer des installations d’adduction d’eau suffisantes et selon les règles d’hygiène (PNUD, 2018).

La dernière enquête d’Afrobarometer en Côte d’Ivoire, en 2019, met en lumière une légère amélioration de la fourniture des services d’eau et d’assainissement. Mais plus de la moitié des citoyens ne bénéficient toujours pas d’un accès continu à ces services, et désapprouvent la performance du gouvernement dans ce domaine.