La majorité des Tunisiens affirment que la presse est libre, mais ils sont favorables à la censure du contenu faux ou haineux

Free speech

La majorité des Tunisiens estiment que les médias sont libres, selon la plus récente enquête d’Afrobarometer.

Pourtant, la moitié des citoyens pensent que le gouvernement devrait pouvoir interdire toute publication de contenu qu’il désapprouve, tendance cependant à la baisse.

Le soutien à la liberté de la presse s’améliore en Tunisie – la moitié des citoyens y sont favorables – depuis la dernière fois qu’Afrobarometer a demandé leur opinion sur cette question en 2018.

Selon l'enquête, les citoyens sont pour la plupart favorables au filtrage des publications de la presse quand celles-ci sont fausses ou sont de caractère haineux. L’enquête a de ce fait révélé que la plupart des citoyens pensent que les médias et les journalistes divulguent
« parfois » voire « souvent » des informations qu’ils savent fausses.

Cette enquête de Afrobarometer est d’autant plus pertinente qu’elle présente l’opinion des citoyens dans un contexte où la Tunisie perd une place dans le classement mondial de la liberté de la presse mené par Reporters sans Frontières au titre de l’année 2021.