AD455: Les Tunisiens ont confiance en leurs tribunaux mais pensent que les gens ne sont pas égaux devant la loi

Bienvenue à la section des publications d’Afrobaromètre. Pour des brèves analyses d’actualité, veuillez voir nos notes informatives (pour les séries d’enquêtes 1-5) et dépêches (à partir de la Série 6). Pour des analyses plus longues et techniques, se focalisant sur des questions de politique, regardez nos documents de politique. Nos documents de travail sont des analyses approfondies destinées à la publication dans des revues académiques ou des livres. Vous pouvez aussi rechercher dans toute la base des publications à partir des mots-clés, la langue, le pays, et/ou l’auteur.

Filter content by:

Dispatches
2021
455
Aboubacari Diallo
La Tunisie se place huitième en Afrique et 56ième au niveau mondial selon l’Indice sur l’Etat de Droit du World Justice Project (2020) (Le360afrique.com, 2020). Basé sur des données primaires, cet indice mesure le rendement de chaque pays sur l’Etat de droit à travers huit facteurs : contraintes aux pouvoirs du gouvernement, absence de corruption, gouvernement ouvert, droits fondamentaux, ordre et sécurité, application des règlements, justice civile et justice pénale (Agence Ecofin, 2018). 
 
En effet, la révolution tunisienne a entrainé des changements, et l’instauration d’un système démocratique est l’un d’eux. Aujourd'hui, le pays continue de jouir d’un élan de démocratie cependant freiné entre autres par les problèmes du système judiciaire. Pourtant, la justice constitue un pilier essentiel de la démocratie, et le principe de l’égalité devant la justice est son corollaire. Il est important d’œuvrer à sa mise en œuvre effective (Avocat Sans Frontière, 2018).
 
Dans ce contexte, comment les Tunisiens perçoivent-ils l’égalité devant la justice ?
Les résultats de la dernière enquête de Afrobarometer montrent que la majorité des Tunisiens accordent « partiellement » voire « beaucoup » de confiance à la cour de justice. Cependant, la plupart des citoyens s'accordent sur le manque à gagner en termes d’égalité devant la loi, en affirmant que les hauts placés échappent « fréquemment » à la justice, alors que les gens ordinaires sont « rarement » dans ce cas.