AD388: Pour le meilleur comme le pire, plus de Guinéens font recours aux médias digitaux

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Dispatches
2020
388
Djiba Kaba

Face aux mutations continues des technologies, les habitudes de consommation d’informations des Guinéens aussi évoluent. Même si la radio reste la source d’information la plus populaire, elle est en train d’être concurrencée par la télévision, et l’Internet et les réseaux sociaux sont de plus en plus présents au quotidien des Guinéens.

Depuis janvier 2013, la Guinée, faisant partie intégrante du programme régional d’infrastructure de communications de l’Afrique de l’Ouest (WARCIP), a mis en service le câble sous-marin AfricaCoast to Europe, qui a apporté le haut débit. Ceci a sans doute contribué significativement à la hausse du taux de pénétration de l’Internet, la chute des coûts de connectivité internationale, et la baisse des prix (Stat View International, 2014).

Toutefois, le pays n’est pas encore en capacité de fournir une qualité satisfaisante d’Internet à haut débit, bien que la fibre optique y soit présente (RFI, 2020). Malgré ce défi, selon la plus récente enquête d’Afrobarometer, les audiences régulières des médias digitaux ont doublé sur la période 2017-2019. Pour le cas spécifique des réseaux sociaux, aux yeux des Guinéens, ces plateformes apportent de nombreux avantages, tels qu’informer les gens sur l’actualité et les aider à avoir plus d’impact sur les processus politiques.

Néanmoins, il faut noter qu’ils sont capables du meilleur comme du pire, rendant les utilisateurs plus réceptifs aux fausses nouvelles et intolérants envers ceux qui ont des opinions politiques différentes.

Alors, faut-il protéger ou réguler l’accès libre aux plateformes digitales? Les avis des Guinéens sont divisés entre ceux qui apprécient la capacité des réseaux sociaux de rendre les gens plus engagés comme citoyens et d’autres qui trouvent qu’ils créent la division entre les Guinéens.

Pour ce qui est du contenu des médias, la majorité des Guinéens pensent que le gouvernement devrait pouvoir limiter ou interdire le partage de nouvelles ou informations fausses, des discours de haine, et des informations ou opinions qui critiquent ou insultent le Président de la République. Par contre, ils sont moins nombreux à soutenir la limitation ou l’interdiction du partage de nouvelles, informations, ou opinons que le gouvernement désapprouve. En fait, la majorité préfèrent des médias libres d’enquêter et de critiquer les actions du gouvernement.