AD229: Les changements climatiques rendent la vie pire, selon les Gabonais

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Dispatches
2018
Jean Bernard Mombo, Christian Wali Wali, et Boris Cabral Wakongo Nzamba

Depuis quelques années, les autorités gabonaises ont placé la protection environnementale comme une priorité de l’action publique. Cette volonté s’est manifestée déjà depuis 2002 par la classification de 11% du territoire national en parcs nationaux, complété en 2017 en créant neuf aires protégées marines et 11 réserves aquatiques couvrant 21% de son espace maritime.

Ensuite, dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), le gouvernement gabonais a mené des études sur la problématique des changements climatiques (appelées communications nationales), établi un Conseil National Climat, élaboré un Plan National Climat (2011) et une Stratégie Nationale d’Adaptation du Littoral Gabonais (2011), et adopté certaines lois en vue de mitiger les risques des changements climatiques tels que les inondations, l’érosion côtière, l’instabilité du sol, et la pollution atmosphérique et de l’eau, entre autres.

Si le gouvernement est bien conscient des risques des changements climatiques, les populations gabonaises le sont aussi. D’après la plus récente enquête d’Afrobaromètre, les changements climatiques affectent la vie des Gabonais au point de la rendre pire. Selon les expériences des 10 dernières années, les principales évolutions des changements climatiques concernent beaucoup plus les inondations que la sécheresse.

S’agissant des causes des changements climatiques, les Gabonais estiment très largement qu’ils ont pour origine les activités humaines. Et la majorité pensent que les citoyens ordinaires peuvent contribuer au moins « un peu » à contrer les effets des changements climatiques.