AD38: Au Burundi, la corruption augmente et touche tous les secteurs

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Dispatches
2015
38
Christophe Sebudandi

L’enquête Afrobaromètre confirme bien les tendances dégagées par d’autres rapports sur la corruption au Burundi: Ce phénomène a progressé au cours de l’année écoulée et touche tous les secteurs publics avec une ampleur variable.

Selon cette enquête, la police, la magistrature, et l’Office Burundais des Recettes (OBR) sont considérées corrompus par les plus grandes proportions de la population. Les leaders religieux et les chefs coutumiers sont perçus comme plus probes que toutes les autorités du secteur public.

La majorité des citoyens disent que les performances gouvernementales pour lutter contre la corruption sont mauvaises. Par contre, une légère majorité des citoyens sont persuadés qu’ils peuvent entreprendre eux-mêmes des actions anti-corruption, notamment en refusant de payer les pots de vin et en dénonçant la corruption lorsqu’ils y sont confrontés.

Les majorités fortes qui se dégagent sur la fréquence et l’amplitude de la corruption doivent interpeller les autorités publiques pour amorcer des réformes et prendre des mesures adéquates pour inverser la tendance. Contrairement aux annonces faites par le président sur la tolérance zéro face à la corruption, les citoyens pensent que le gouvernement n’agit pas contre ce fléau et que ces paroles sont restées lettre morte.

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