AD247: Losing the war on graft? Tunisians dissatisfied with government’s anti-corruption performance

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Dépêches
2018
247
Youssef Meddeb

L'indignation publique face à la corruption était l'une des principales causes de la vague de protestations de 2010-2011 qui a conduit au renversement du président tunisien, Zine elAbidine Ben Ali. Un jour seulement après le départ de Ben Ali, le gouvernement provisoire a mis en place une Commission Nationale d'Investigation sur les Affaires de Corruption et de Malversation (Yerkes & Muasher, 2017). Des lois et autres mécanismes ont été adoptés en vue d'endiguer la corruption, y compris la Constitution de 2014, qui entend s'attaquer à la mauvaise gouvernance et la corruption; le fondement au gouvernement du Premier Ministre Youssef Chahed, dont la lutte contre la corruption constitue la troisième priorité; ainsi qu'une loi visant à protéger les dénonciateurs.

Cependant, un rapport de la Commission Nationale d'Investigation sur les Affaires de Corruption et de Malversation a révélé en novembre 2011 que le niveau de corruption était plus important à plusieurs niveaux au sein des institutions étatiques et de la société (Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption, 2016). Les rapports et études nationaux et internationaux confirment les révélations de la commission. L'Indice de Perceptions de la Corruption 2017 classe la Tunisie à la 74e place sur 180 pays, un changement imperceptible par rapport à la 73e position de 2011 (Transparency International, 2018).

Les résultats d'enquête d'Afrobarometer peignent un tableau semblable. Les citoyens tunisiens affirment que la corruption continue de gagner du terrain, et la considèrent troisième problème le plus important auquel le gouvernement devrait s'attaquer. Toutefois, pour une grande majorité de Tunisiens, le gouvernement est peu performant dans sa lutte contre la corruption.

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