AD220: Les Togolais soutiennent les revendications de l’opposition sauf la démission du président

Bienvenue à la section des publications d’Afrobaromètre. Pour des brèves analyses d’actualité, veuillez voir nos notes informatives (pour les séries d’enquêtes 1-5) et dépêches (à partir de la Série 6). Pour des analyses plus longues et techniques, se focalisant sur des questions de politique, regardez nos documents de politique. Nos documents de travail sont des analyses approfondies destinées à la publication dans des revues académiques ou des livres. Vous pouvez aussi rechercher dans toute la base des publications à partir des mots-clés, la langue, le pays, et/ou l’auteur.

Filter content by:

Dépêches
2018
220
Marie Christine Apedo-Amah, Têko E. Combey, et Ezéchiel A. Djallo

Depuis août 2017, le Togo a connu une succession de marches de protestation et de soutien initiées respectivement par l’opposition et le pouvoir, chacun prétendant représenter l’opinion du peuple.

Du côté de l’opposition, plusieurs revendications, dont la démission du président de la République, ont été formulées. Ces revendications trouvent leurs sources dans la Constitution togolaise d’octobre 1992, qui prône la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cette Constitution prône également le droit de vote des Togolais de la diaspora.

Du côté du pouvoir, l’on soutient que le pouvoir du Président Faure Gnassingbé est légitime et que les revendications de l’opposition ne cherchent qu’à saper la paix et la stabilité politique du pays. Toutefois, le pouvoir affirme être ouvert au dialogue pour trouver une solution durable à la crise.

Dans cette optique, la classe politique a entamé un dialogue pour sortir le pays de la crise sociopolitique, mais ce dialogue stagne et n’a pour l’instant accouché d’aucune véritable solution.

Grâce au récent sondage d’Afrobaromètre, le citoyen togolais lambda a exprimé son opinion sur les revendications des leaders de l’opposition. Le sondage révèle que les Togolais approuvent dans leur majorité la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et ne souhaitent pas que le Président Gnassingbé brigue un mandat supplémentaire. Ils soutiennent l’idée que la révocation d’un président démocratiquement élu doit suivre les procédures inscrites dans la Constitution, même si le peuple est mécontent de lui. Enfin, ils aspirent au retour à la Constitution de 1992 et au droit de vote des Togolais de la diaspora.

L’exception est la question de la démission immédiate du Président Gnassingbé, qui divise les populations.