Selon le Baromètre de la Corruption, une personne sur quatre doit verser des pots-de-vin pour accéder aux services en Afrique

Le nouveau Baromètre Mondial de la Corruption – Afrique 2019, publié à l'occasion de la Journée Africaine de Lutte Contre la Corruption par Transparency International et Afrobaromètre, révèle que plus d'une personne sur quatre qui ont eu accès aux services publics durant l'année écoulée ont dû verser des pots-de-vin.

Aux termes du rapport, la majorité des citoyens enquêtés dans 35 pays africains pensent que la corruption s'aggrave et que leur gouvernement n'arrive pas à le combattre.

La 10ème édition du Baromètre Mondial de la Corruption, principalement basée sur les enquêtes conduites au titre du Round 7 d'Afrobaromètre, est l'enquête d'opinion la plus importante et la plus détaillée portant sur les opinions des citoyens par rapport aux pots-de-vin et autres formes de corruption en Afrique. Elle correspond au No. 8 de la série des Pan-Africa Profiles d'Afrobaromètre portant sur ses résultats d'enquête les plus récents.

Le rapport souligne également que la corruption affecte de façon disproportionnée les citoyens les plus pauvres, qui doivent verser des pots-de-vin deux fois plus souvent que les riches pour accéder aux services publics tels que la santé et l'assistance de la police. Les jeunes versent plus de pots-de-vin que leurs aînés.