Principes d'échantillonnage

Chaque enquête Afrobaromètre est basée sur un échantillon national aléatoire répondant aux critères suivants :

L’échantillon est conçu comme une section transversale représentative de tous les citoyens en âge de voter dans un pays donné. Le but est de donner à chaque citoyen adulte une chance égale et connue d’être sélectionné pour l’enquête. Cet objectif est atteint en appliquant :

  • Des méthodes de sélection aléatoire à chaque étape de l’échantillonnage
  • Un échantillonnage ayant une probabilité proportionnelle à la taille de la population afin de garantir dans la mesure du possible que les unités géographiques plus vastes (c.-à-d. plus peuplées) ont proportionnellement une plus grande probabilité d’être représentées dans l’échantillon.

La base d’échantillonnage inclut normalement tous les citoyens âgés de 18 ans et plus. La pratique standard consiste à exclure les personnes vivant dans des locaux institutionnels tels que les étudiants dans les dortoirs, les patients dans les hôpitaux et les personnes dans les prisons ou les maisons de repos. En outre, nous devons parfois exclure les personnes vivant dans les zones jugées inaccessibles pour cause de conflit ou d’insécurité. Ces exclusions seront notées dans le rapport d’information technique qui accompagne chaque ensemble de données.

Taille de l'échantillon et la conception

La taille de l’échantillon est généralement de 1 200 ou 2 400. Un échantillon aléatoirement choisi de 1 200 individus permet des inférences sur les populations nationales d’adultes avec une marge d’erreur d’échantillonnage de ± 2,8 % au seuil de confiance de 95 %. Avec une taille d’échantillon de 2 400, la marge d’erreur est réduite à ± 2,0 % au seuil de confiance de 95 %.

L’échantillon est de type aléatoire, par groupage, stratifié à plusieurs degrés. Plus précisément :

 L’échantillon est tout d’abord stratifié selon les principales caractéristiques sociales de la population telles que le sous-secteur national (état, province, région, etc.) et le lieu de résidence (urbain ou rural). La stratification géographique réduit la probabilité que des groupes ethniques ou linguistiques distinctifs soient exclus de l’échantillon. Occasionnellement, Afrobaromètre sur-échantillonne volontairement certaines populations politiquement significatives d’un pays pour que la taille du sous-échantillon soit suffisamment grande pour être analysable. Les sur-échantillons seront notés dans le rapport d’information technique qui accompagne chaque ensemble de données.

Degrés des échantillons

Les échantillons sont ensuite tirés en quatre ou cinq degrés :

Au premier degré : En zones rurales uniquement, le premier degré consiste à tirer des unités secondaires d’échantillonnage (SSU). Les SSU ne sont pas utilisés en zone urbaine et dans certains pays ils ne sont pas utilisés non plus en zone rurale. Se reporter au formulaire d’information technique (TIF) qui accompagne chaque ensemble de données pour plus de précision sur l’échantillon d’un pays

Au deuxième degré :  Le degré suivant consiste à tirer aléatoirement des unités primaires d’échantillonnage (PSU).

Au troisième degré :  On tire aléatoirement les points de départ d’échantillonnage (SSP).

Au quatrième degré :  Les enquêteurs tirent ensuite aléatoirement les ménages.

Au cinquième degré :  Enfin, on sélectionne aléatoirement un individu répondant à l’intérieur de chaque ménage. L’enquêteur alterne le genre des répondants de chaque ménage afin d’assurer l’équilibre entre les hommes et les femmes dans l’échantillon.

Pour maintenir les coûts et la logistique de terrain dans des limites acceptables, huit interviews sont regroupées dans chaque PSU.

La pondération

Grâce à la méthodologie d’échantillonnage utilisée, les ensembles de données Afrobaromètre peuvent être traités comme s’auto-pondérant. Cependant, depuis le Round 4 (2008-2009), les ensembles de données ont inclus des facteurs de pondération au niveau des PSU afin de tenir compte de la probabilité de sélection individuelle. Ce facteur de pondération intitulé « withinwt » est inclus en tant que dernière variable de chaque ensemble de données et doit être appliqué lors des calculs statistiques au niveau national d’un pays.

Avant le Round 4, les facteurs de pondération étaient uniquement inclus pour corriger le sur-échantillonnage de certaines régions ou populations.

Tout écart par rapport aux protocoles standards (p. ex. le regroupement de 4 interviews par PSU au lieu de 8 dans certains pays, les zones exclues de l’échantillon, le sur-échantillonnage, etc.) sera consigné dans le rapport d’information technique qui accompagne chaque ensemble de données.

De plus amples informations sur les protocoles d’échantillonnage du Round 5, notamment les détails concernant les méthodes utilisées pour chaque degré de sélection d’un échantillon, peuvent être consultées dans la section 5 du Manuel d’enquête Afrobaromètre Round 5 (en anglais).